La prostate est une glande masculine qui entoure l’urètre sous la vessie.
👉 Pourquoi ? → Parce qu’en étant à cet endroit, elle peut envoyer son liquide directement dans l’urètre au moment de l’éjaculation.
• Fonction : Produit 20 % du sperme grâce à ses sécrétions.
👉 Pourquoi ? → Ce liquide nourrit les spermatozoïdes, les protège et facilite leur mobilité → indispensable à la fertilité.
Localisation : Située dans le pelvis, sous la vessie, devant le rectum.
👉 Pourquoi cette localisation ? → Parce que :
• Sous la vessie = en lien direct avec l’urine et l’urètre.
• Devant le rectum = permet de l’examiner facilement par le toucher rectal.
La prostate est un carrefour urinaire et génital.
• Voie urinaire : traversée par l’urètre prostatique → conduit l’urine de la vessie à l’extérieur.
👉 But : assurer la continuité du passage de l’urine malgré la présence de la glande.
• Voie génitale : sécrète du liquide qui se mélange aux spermatozoïdes pendant l’éjaculation.
👉 But : compléter le sperme pour permettre la fécondatio
1. Canal déférent → transporte les spermatozoïdes depuis les testicules.
2. Vésicules séminales → produisent un liquide riche en nutriments (fructose).
3. Prostate → produit un liquide qui fluidifie le sperme.
4. Urètre prostatique → canal commun où passent urine et sperme.
5. Canaux éjaculateurs → amènent les spermatozoïdes + liquides séminal et prostatique dans l’urètre.
a) Examen clinique : Toucher rectal
• Pourquoi ? → Parce que la prostate est placée juste devant le rectum, donc on peut la palper facilement par là.
• Prostate normale = petite, souple, régulière, indolore.
b) Biologie : PSA
• Pourquoi doser le PSA ?
Parce que c’est une protéine fabriquée par la prostate. Si la valeur augmente trop → cela peut signaler un problème (infection, inflammation, cancer).
• Normal = < 4 ng/mL.
c) Radiologie
• Échographie : mesure la taille, observe la morphologie.
👉 Pourquoi ? → Détecter anomalies (hypertrophie, nodules).
• IRM : examen le plus précis pour rechercher un cancer.
👉 Pourquoi ? → Permet de voir si le cancer est localisé ou étendu.
Une tumeur bénigne (non cancéreuse) très fréquente chez l’homme.
Au centre de la prostate, autour de l’urètre prostatique.
macroscopiquement =Il comprend 2 lobes latéraux et parfois un lobe médian postérieur.
microscopique =Une hyperplasie fibro-adéno-léiomyomateuse (augmentation du tissu fibreux, glandulaire et musculaire).
Compression → écrasement, déformation et étirement de l’urètre prostatique.
Déformation de la base vésicale et du col vésical.
Car elle doit forcer pour expulser l’urine → hypertrophie du détrusor = vessie de lutte.
C’est l’urine qui reste après avoir uriné → favorise infections, calculs (lithiases), dilatation vésicale.
Dilatation des cavités rénales (uretères, calices).
Altération du parenchyme rénal.
Insuffisance rénale à un stade avancé.
• Pollakiurie : besoin d’uriner très souvent pendant la journée.
• Nycturie : réveils nocturnes fréquents pour uriner.
• Dysurie : difficulté pour uriner → jet faible, délai d’attente, poussée nécessaire.
• Urgenturie : besoin soudain d’uriner, parfois avec fuite involontaire (incontinence).
Pourquoi ?
• L’adénome bloque partiellement l’urètre, la vessie doit forcer → symptômes fréquents, faibles ou urgents.
• Palpation abdominale :
• Globe vésical si rétention d’urine.
• Douleur sus-pubienne, tuméfaction pelvienne, matité à la percussion.
• Toucher rectal :
• Prostate augmentée, ferme, homogène, indolore, perte du sillon médian.
a) Échographie
• Abdominale : recherche résidu post-mictionnel, dilatation vésicale ou rénale.
• Endorectale : mesure précise de la taille de l’adénome.
b) Biologie
• PSA : dépistage du cancer de la prostate.
• Créatinine : évalue la fonction rénale.
• ECBU : détecte les infections urinaires.
Pour évaluer l’importance de l’obstruction, prévenir complications et exclure un cancer.
c) Débitmétrie
• Mesure la force du jet urinaire pour quantifier la dysurie.
• Améliorer le confort urinaire.
• Gérer les complications : rétention, infections, calculs, atteinte rénale.
• Remarque importante : La taille de l’adénome n’est pas toujours proportionnelle aux symptômes.
Alpha-bloquants (ex : Alfuzosine, Tamsulosine)
• Relaxent les fibres musculaires du col vésical et de l’urètre proximal → facilitent l’urine.
• Phytothérapie (ex : Permixon)
• Extraits de plantes → effets modérés sur les symptômes.
• Inhibiteurs de la 5-alpha réductase (ex : Finastéride, Dutastéride)
• Bloquent l’action de la testostérone → réduisent progressivement la taille de la prostate.
But général : améliorer la miction et limiter la progression de l’adénome.
Principe : Ablation de la partie centrale de la prostate → création d’un néo-urètre prostatique.
Techniques classiques :
• RTUP (Résection Trans-Urétrale de la Prostate)
• Adénomectomie par voie sus-pubienne
Techniques modernes :
• Vaporisation laser
• Énucléation laser
• Éjaculation rétrograde (> 75 % des cas)
• Sténose urétrale
• Repousse adénomateuse après 5-10 ans
