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L'ignorance protège des troubles de la raison (les vérités qui blessent, la conscience des limites). 1. Oedipe (mythe) : Ne pas connaître l'horreur de ses actes lui permet de vivre dans une fausse béatitude. 2. La Misologie : Le dégoût de la raison conduit à privilégier l'aveuglement pour éviter la douleur de la connaissance.
La vie accomplie est la vie de la Pléonexie et de la force. Il faut satisfaire tous ses désirs au maximum, sans se soumettre aux lois ou à la morale, considérées comme des inventions des "faibles" pour brider les "forts". La maîtrise de soi (la tempérance) est, pour lui, le signe de la faiblesse.
1. Platon (Philèbe) : La vie sans raison est la vie d'une huître. Les plaisirs purs, s'ils ne sont pas accompagnés par l'intelligence, sont incomplets et insensés. La raison permet de juger la qualité des plaisirs.
2. Descartes : Le plaisir qui n'est pas guidé par la raison (fausses imaginations) ne touche que la superficie de l'âme et est suivi d'une amertume intérieure (il n'est pas stable). 3. Spinoza (Superstition) : Renoncer à la raison, c'est tomber dans la superstition, qui nourrit la peur et l'espoir, et fait de l'homme l'esclave de ses passions et d'illusions.
Socrate compare la vie de Calliclès (pléonexie) à un tonneau percé : l'homme doit constamment le remplir de plaisirs, mais l'eau s'échappe toujours. La vie tempérante (maîtrise des désirs) est un tonneau plein et stable. La pléonexie mène à l'esclavage des désirs, et non à la liberté.
L'Épicurisme est un Hédonisme rationnel. Le bonheur est l'Ataraxie (absence de trouble de l'âme) et l'Aponie (absence de douleur du corps). La raison est utilisée pour trier les désirs:
→ Désirs Naturels et Nécessaires (à satisfaire).
→ Désirs Naturels et Non Nécessaires (à limiter).
→ Désirs Vains et Vides (à éliminer).
Le Tetrapharmakon (le quadruple remède) permet d'éliminer les peurs (des dieux, de la mort, de la douleur, de l'incapacité à atteindre le bonheur).
Le bonheur (Ataraxie) est atteint par l'Autarcie (autosuffisance). La raison permet de comprendre l'ordre du monde (le Destin) et de pratiquer la distinction fondamentale : \rightarrow Ce qui dépend de nous (nos jugements, notre volonté) : il faut s'y consacrer. \rightarrow Ce qui ne dépend pas de nous (le corps, la fortune, la mort) : il faut s'en détacher par l'indifférence. Ce détachement mène à la liberté et à la sérénité.
La distinction repose sur la Générosité. La Grande Âme tire sa satisfaction de sa conscience intérieure d'avoir toujours bien usé de sa Volonté (la Béatitude). L'Âme Faible est esclave de ses passions et cherche son estime dans l'extérieur, ce qui la mène au repentir et à l'amertume.
